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Mon dernier article …04/11/2018

LE PAYSAGE DANS L’HISTOIRE DE L’ART

La préhistoire nous a laissé des peintures rupestres datant de – 32 000 ans, dont le sens échappe encore en partie aux historiens. Les animaux sont très présents, et avec eux les hommes, sous l’apparence de chasseurs armés d’arcs ou de simples silhouettes de mains. Les éléments de décors sont rares et les paysages inexistants. Le style est simple et expressif, parfois abstrait.

C’est avec l’invention de l’écriture en Mésopotamie et en Égypte qu’apparaîtront les premiers éléments de paysage, en particulier les arbres, les plantes et les fleurs qu’il fallut bien définir pour les décrire.

L’histoire de l’Égypte pharaonique s’étend sur trois millénaires. Cette civilisation hantée par l’idée de la mort et convaincue de l’existence d’une autre vie dans l’au-delà a laissé une riche iconographie, conditionnée par ses croyances. Parmi les éléments présents sur les fresques décorant les tombeaux, les archéologues ont retrouvé des paysages représentant une vision du paradis. A Rome, au 1er siècle avant J.-C, le peintre Ludius fut le premier à représenter des scènes de genre ou de la vie quotidienne sur les murs des demeures privées. La représentation de la nature fit ainsi son entrée dans les maisons romaines, avec une vocation ornementale.

Mais c’est un demi siècle plus tard que Pline l’Ancien signe, sans le savoir, l’acte de naissance du paysage. Il use pour le nommer d’une profusion de mots suggestifs « lieu naturel plein de charmes », car il n’existe alors aucun mot pour désigner un paysage. Cependant, il est possible de dire que, si les hommes et les femmes de l’Antiquité furent de grands amateurs de portraits, ni en Égypte, ni en Grèce, ni à Rome le paysage ne fut un sujet pictural en tant que tel. Il constituait un élément d’ornementation maîtrisé. Un état de fait que viendra interrompre la parenthèse plus que millénaire du Moyen âge chrétien.

Pour les artistes, la transition entre l’Antiquité et le Moyen Age est marquée par l’évolution thématique. La religion chrétienne impose progressivement la représentation de l’histoire sainte. Et les paysages n’apparaissent plus que dans des scènes religieuses ou glorifiant l’église, les rois ou les nobles. (ci-dessous œuvre de Gentile de Fabriano, vers 1395 – 1400)

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J’expose au 3ème salon des peintres et sculpteurs de Prades.

Venez nombreux …

Exposition à Villepinte (Aude) en Avril 2018 :