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Les papiers et les pastels*

Les papiers

 

 

1 –  Les classiquesLes papiers vergés et à grain.

  • L’éventail de couleurs est très large (50 pour le Mi-teintes).
  • Le Mi-Teintes a deux faces différentes : l’une nid-d’abeilles (qui reste visible sous le pastel), l’autre est lisse (à l’accroche plus faible).
  • Tous les fonds colorés sont possibles, à l’eau ou à l’alcool, à l’aquarelle ou à l’acrylique.
  • Ces papiers supportent tous les types de pastels (tendres, durs, crayons).

Les marques les plus courantes :

  • Ingres MBM (Arches)
  • Ingres/Pastel (Clairefontaine)
  • Mi-Teintes (Canson)
  • Papier pastel (Moulin de Larroque)
  • Murano (Daler-Rowney).     

 2 –  Les modernes Les papiers abrasifs.

  •  Ils accrochent bien la poudre et peut donc permettre un travail en épaisseur. Grâce à un travail par superpositions de couches et de glacis, l’artiste peut vraiment se rapprocher de la peinture.
  • Grammage de 360g donnant une feuille souple (Pastelmat ou Mi-Teintes Touch) ou semi- rigide (Pastel Card) selon l’enduit. Jusqu’aux panneaux de 3,2mm d’épaisseur d’Honsell. Pratiques pour poser sur le chevalet mais encombrant à transporter.
  • Au niveau des teintes, le choix est encore limité : seulement 14 couleurs de fond mais adaptées et pensées pour les pastellistes.
  • Idem, le format est encore limité : il s’arrète ao 60×80 cm pour le Pastel Card et au 70×100 cm pour le Pastelmat.

Les marques les plus courantes :

  • Pastel Card (Sennelier)
  • Pastelmat (Clairefontaine)
  • Mi-teintes Touch (Canson)
  • Pastelboard (Honsell chez Géant).

3A partLe papiers velours.

  • Ce papier, très doux, est fait d’une couche de poudre textile. D’où une surface duveteuse sur laquelle le pigment s’écrase. Il est parfait pour les approches en douceur, les fondus et les effets vaporeux.

Les marques les plus courantes :

  • Velours (Hahnemühle)
  • Papier velours (Sennelier).

4- Sur mesure Les enduits pour pastel.

  • Les artistes ont aussi à leur disposition des enduits acryliques pour pastel qui permettent de fabriquer soi-même son support. Ils sont faciles d’emploi, ils sèchent vite et donnent une totale liberté à l’artiste sur le format, la texture et la couleur de son support.

Les marques les plus courantes :

  • Fond acrylique pour pastel (Golden)
  • Apprêt pour pastel (Schmincke)
  • Enduit acrylique pour pastel (Sennelier)
  • Apprêt blanc spécial pastel (Lascaux).

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Les pastels

 

 

1 – La texture → Dur ou tendre ?

  • Les pastels durs sont intéressants pour les premières couches qui vont nourrir le papier et servir de base pour les bâtonnets plus tendres. Ils sont aussi utiles pour travailler en précision, grâce à des angles plus acérés. Ils sont peu salissants donc parfaits pour débuter et prendre confiance.4
  • Les pastels semi-tendres sont bien pour le travail des masses et permettent d’avancer rapidement.
  • Les pastels tendres sont utilisés généralement dans les dernières couches. Is donnent de beaux effets lorsqu’ils sont appliqués en voiles légers. Ils révèlent leur puissance colorée lorsqu’ils sont écrasés sur le support, pour les rehauts lumineux et les aplats couvrants.

2 – La forme Rond ou carré ?

  • Le bâtonnet rond se tient entre dedux doigts : on le fait tourner, vriller pour des applications variées. Les aplats seront moins francs qu’avec les carrés mais ils se laissent manipuler avec plus de liberté et de légèreté, d’où un geste doux et délicat.
  • Le bâtonnet carré plus large que la craie, tient bien en main et encourage une démarche gestuelle, pleine d’énergie. Couché sur sa longue section, il permet de tirer la couleur pour des aplats réguliers ou, utilisés plus en légèreté, sans appuyer, des voiles transparents. Son angle bien net permet d’aller en précision et de travailler la ligne.

Les marques que j’utilise :

  • Rembrandt (Soft pastels – 218 couleurs – rond – dur)
  • Schmincke (400 couleurs – rond – tendre)

La marques que je vais tester :

  • Girault (300 couleurs – rond – semi-tendre)

Et prochainement, je fabriquerai moi mêmes mes pastels. Ce qui fera l’objet d’un nouvel article …

 

*Source : « Pratique des Arts. Hors série Pastel – nov 2017 »

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Giverny

Bonjour,

Lors de mon passage à Giverny, j’ai pu visiter la maison où vivait Claude Monet ainsi que ses jardins. A cette occasion, j’ai fait quelques photos que je partage avec vous dans cet article avec un peu d’histoire…

CLAUDE MONET
1840 – 1926

Claude Monet est un peintre français qui fait partie du courant artistique des impressionnistes.

Né à Paris le 14 novembre 1840, il passe son enfance en Normandie, dans la ville du Havre. Progressivement le jeune Monet va développer sa passion, en commençant d’abord par la caricature, puis il va étudier la peinture à Paris en 1859 à l’Académie suisse, appuyé par son père. Son départ en Algérie pour le service militaire en 1861 entrecoupe ses études mais il continue à expérimenter différents effets artistiques. De retour à Paris en 1862 suite à une maladie qu’il contracte (la pleurésie), il rencontre le peintre suisse Charles Gleyre et travaille avec Alfred Sisley, Auguste Renoir et Frédéric Bazille qui deviendront ses proches amis.

Durant la seconde partie des années 1860, Monet peint dans un style qui rappelle celui d’Édouard Manet. A mesure qu’il étoffe son style, Claude Monet va être confronté à des difficultés financières car aucun salon ne voudra exposer ses toiles, malgré le succès de La Femme en robe verte qui représente Camille Doncieux, la femme qu’il épousera en 1870. Par la suite, Monet se rend à Londres au moment de la guerre franco-prussienne et rencontre le marchand Paul Durand-Ruel qui lui achètera ses toiles et contribuera à la diffusion des œuvres des impressionnistes.

Une partie du futur groupe d’impressionnistes se rejoint en 1872 à Argenteuil – composée de Monet, Manet et Renoir – et la première toile issue de ce mouvement artistique sera Impression, soleil levant, qui donnera d’ailleurs son nom au mouvement. Cette peinture sera présentée au public lors de la première exposition impressionniste en 1874. C’est cette année qui marquera l’apogée de l’impressionnisme et définira Claude Monet comme étant l’un des créateurs du mouvement. Malgré les critiques satiriques, six expositions seront présentées jusqu’en 1882 par les impressionnistes. Les achats continus de Durant-Ruel permettront à Claude Monet de vivre décemment sans avoir besoin de participer aux salons officiels.

En 1883 il finit par déménager à Giverny avec son amie Alice Hoschedé, les six enfants qu’elle a eus avec Ernest Hoschedé et ses deux enfants à lui, dont le dernier n’a pas connu sa mère, morte en couche en 1879. Giverny sera un véritable havre de paix pour Monet. Malgré les nombreux voyages qu’il effectuera pour s’inspirer de différents paysages français, il finira par acheter en 1890 la maison dans laquelle il habitait à Giverny et ses jardins l’inspireront à créer des œuvres aujourd’hui réputées comme la série des Nymphéas. Monet décède dans sa maison givernoise le 5 décembre 1926, entouré par sa famille. Suite à cela, la fondation Monet sera créée pour entretenir le domaine de Giverny et l’ouvrir au public.

Visiter Giverny est idéal pour découvrir l’environnement qui a été une si grande source d’inspiration pour le peintre et contempler les oeuvres d’art de Monet et des autres grands artistes impressionnistes au Musée de l’Impressionnisme.